Eglises & Couvents

Le 11° siècle voit fleurir beaucoup d’églises et chapelles romanes, pour la plupart reconstruites sous l’influence baroque italienne : elles sont vastes, aux décors et ornements riches.

Voici les plus importants édifices mais vous pourrez aussi découvrir et admirer d’autres chapelles près des cols ou au détour de chemins muletiers. Elles sont répandues dans les différents hameaux et le maquis de la commune, dont les églises San Cosmo, San Damiano, San Giorgio, San Sisto

 

Couvent San Francesco:

Vingt-huitième couvent de la Province franciscaine de Corse, fondé en 1520.

Il est restauré en 1711.

L’église conventuelle a servi de lieu de sépulture pendant plus de deux siècles à la communauté franciscaine (fosse commune) comme à de nombreuses familles roglianaises qui y avaient acquis des concessions mortuaires.

Le couvent a accueilli dans ses murs deux hôtes célèbres:

Le général Marquis de Cursay lors de sa visite du chantier de construction du premier port de Macinaggio en novembre1749 puis Pascal Paoli lors du siège de ce même port fin septembre 1761.

Le couvent est désaffecté depuis 1789.

 

Eglise sant’agnellu:

Au centre de Rogliano se dresse l’église de Sant’Agnellu, perchée sur une terrasse depuis le 16ème siècle, dotée d’une grande façade sobre de style classique.

C’est un édifice qui à l’intérieur est par contre richement orné:

– Le maître-autel en marbre blanc de Carrare

– Un magnifique Sant’Antone du 16ème siècle en bois sculpté

– Une élégante balustrade en marbre fermant le choeur (don de l’impératrice Eugénie)

– Une peinture sur toile de 1633  » L’Annonciation entre St Antoine et St Sébastien »

– Un autel en marbre de Santa Catarina

– Un tableau offrant une vue de Macinaggio au 17ème siècle

– L’orgue du sanctuaire du 19ème siècle qui a été restauré vers 1987.

L’église en images,

Vue en 360°

Santa Maria della Chiappella: (Chapelle sur le sentier douanier)

Cette église qui s’illustre par la pureté de son style roman est accessible après environs 45 minutes de marche, en empruntant l’ancien sentier douanier.

Datant de la fin du XIe siècle, abritant un baptistère plus ancien remontant à la christianisation de la Corse; elle est la piève de la Communauté roglianaise durant le Moyen-Âge. Elle est classée Monument historique depuis 1990.

Ses façades sont enduites d’un crépi blanchâtre, et ell comporte une nef unique rectangulaire terminée à l’est par une double abside semi-circulaire, ce qui en Corse est peu répandu.

Devenue propriété de l’abbaye de la Gorgona au XIIe siècle – la chapelle semble avoir succédé à des édifices antérieurs pouvant remonter au Haut Moyen Age ou à l’époque paléochrétienne. Le site où s’élève aujourd’hui Santa Maria fut probablement la zone funéraire d’une marine fréquentée dès l’Antiquité.

 

Les Tombeaux:

A défaut de revenir couler une retraite heureuse dans de splendides demeures qui font leur fierté, nombre d’émigrés pour reposer au pays, se firent construire d’imposants monuments funéraires inspirés des modèles grecs, romains et byzantins.